David Bowie – 1Lp1Track

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Quand des siècles seront passés que restera-t-il de la période musicale dite de la « pop-music » ? Probablement qu’une petite poignée d’artistes qui auront traversé la nuit des temps. David Bowie sera de ceux-là.

David Bowie c’est le membre de la famille rock, charismatique et différent, qui s’éclipse mais dont la parole porte toujours lorsqu’il réapparait.

Il n’y a jamais eu de « Bowie mania » même à l’apogée de sa carrière mais plutôt un courant, sorte de force tranquille, qui a construit un public solide de fans fidèles.

L’homme n’a jamais été hors du temps mais plutôt en légère avance sur son temps. A commencer par son look Ziggy Stardust du début où, après une première tentative de pop gentillette vite oubliée « Ruber band », David Bowie a enfilé la peau d’un personnage ambigu, androgyne un peu provocateur aux titres lunaires comme « Space Oddity » ou « Life on Mars ? » et d’autres plus rock que les Stones n’auraient pas reniés comme « Rebel, Rebel » ou « Jean Genie ».

Puis première mue de l’artiste qui abandonne sa chevelure couleur agrume, pour annoncer l’arrivée de la vague disco avec « Fame » deux ans avant que le film « Saturday night fever » devienne culte.

Ensuite David Bowie retourne à ses chère études musicales à Berlin « Sound and Vision » avant de proposer avec l’album Heroes et le titre éponyme, le morceau qui restera probablement immortel.

David Bowie va surfer quelques années sur cette vague de succès pour proposer quelques standards du marché des boîtes de nuit « Let’s Dance », « Fashion », « China Girl » mais en proposant en parallèle des petits bijoux comme « Ashes to Ashes ».

Nouvelle mue pour une période moins visible du grand public mais toujours créative avec « Seven », « Slow burn » ou « New killer star ». La période également riche en projets communs avec d’autres artistes. David Bowie n’est pas un loup solitaire mais au contraire se pénètre d’influences venant de tous les horizons pour nuancer son univers.

La dernière mue est malheureusement plus noire et plus tragique avec le très mélancolique « Where are we now ? » et l’album testament Blackstar et le prémonitoire « Lazarus ». Toujours très courageux de parler de sa propre mort de son vivant surtout quand elle a déjà frappé à sa porte.

Mais pour ne pas finir sur une note sombre, « Sweet thing » et (ma rengaine préférée) « Andy Warhol » sont là pour jeter un regard en arrière épaté et surtout pas nostalgique sur cette magnifique carrière artistique.

#1Lp1Track


La discographie de David Bowie en moins de 10′

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