Je le dis tout de suite, je n’ai pas les codes du Métal ! Ma panoplie n’est pas noire, je n’ai pas de piercing et ma bibliothèque n’est pas gothique. Je ne traine pas de mélancolie sur ce pauve monde perdu. Pourtant ma route a croisé celle de Paradise Lost avec l’album éponyme il est vrai trompeur avec l’absence de voix « growlée » et la présence de mélodies. C’est bien le paradoxe de Paradise Lost commencer sa carrière par le Métal le plus orthodoxe sur les premiers album et pivoter sur d’autres influences, toujours Rock, mais plus ouvertes.
Pourtant le groupe créé à Halifax, dans le Yorkshire brumeux et industriel dernière marche avant l’Ecosse, s’installe, dans les années 90, dans un univers Métal très noir et très doom comme le montre « Our Saviour » qui ouvre la playlist #1Lp1Track de Paradise Lost. En effet, il va falloir passer quelques albums et donc quelques morceaux pour sentir la transformation de l’univers musical de Paradise Lost. « Shattered », « Joys Of The Emptiness » et « Enchantment » et son intro au clavier posent les pierres de nouvelles structures. Certains iront même jusqu’à dire que Paradise Lost devient le pionnier du Métal Gothique. Personellement je m’y perds un peu dans tout ces genres, sous-genres et sous catégories…
Le concept de la formation est très lisible : un bloc rythmique basse, guitare et percussions (Aaron Aedy, Steve Edmonson et une demi-douzaine de batteurs), sur lequel Gregor MacIntosh pose ses phrases de lead guitare et surtout Nick Holmes au chant qui est la véritable curiosité du groupe avec une voix capable de passer du growl au grave mélodique sans rien perdre de sa force de persuasion.
A partir de l’album ‘One Second’ et des titres « Say Just Words » et l’éponyme « One Second », Paradise Lost sort des albums beaucoup moins orthodoxes mais beaucoup plus ouverts au grand public en passant même sur du quasi électro rock sur « Made The Same » qui n’est pas sans soulever une polémique avec les fans du début.
Cependant Paradise Lost ne renie pas ses origines. Après quelques albums sur la lancée des précédents dont mon chouchou ‘Paradise Lost’ (écouter « Erased », « Forever After » ou « Grey ») et des attitudes et un look qui rappellent des groupes comme Seether ou Nickelback, Paradise Lost prend un virage à 180° pour revenir aux fondamentaux à partir de « Last Regret » et « Tragic Idol ». Ce retour s’effectue aussi par pallier de décompression jusqu’aux titres « The Longest Winter » et « The Serpent Cross » qui reviennent à l’utilisation du growl.
Il serait dommage de classer Paradise Lost dans la catégorie Métal tant la palette est riche et mérite le détour. C’est du Métal oui mais du Métal en fusion avec d’autres alliages issus du Rock. Cela peut froisser les plus orthodoxes de la maison Métal mais c’est aussi un moyen pour ouvrir le genre à un public plus éclectique.
#1Lp1Track
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