Chers lecteurs et chères lectrices attention ! Avec Klaus Schulze il va falloir vous accrocher ! Surtout si vous entrez en mode découverte de ce que fût le début de la musique électronique, des synthétiseurs, de l’influence de la musique concrète, tout cela porté par un musicien polyvalent qui a fait voler batteries, guitares, etc… pour ne se concentrer qu’ à son (ses) clavier de synthétiseurs.
J’assume ici une grosse entorse aux principes de mes playlist 1Lp1Track qui sont construites en prenant un morceau par album. Une méthode impossible à suivre avec un artiste aussi prolifique : plus de 100 albums et des morceaux de plusieurs dizaines de minutes! J’ ai préféré vous proposer une farandole de Klaus Schulze : 13 morceaux pour 2h30 d’ambiance sensorielle étonnante.
Prenez la peine d’ une écoute tranquille dans les meilleures conditions et vous serez récompensés par le ressenti de sentiments multiples et votre cerveau, bizarrement sollicité, ne pourra s’empêcher de vous suggérer des images où se confondent formes, couleurs, décors futuristes et impressions psychédéliques. Une sorte de Kaléidoscope de l’univers réel ou imaginaire. Et sans avoir besoin de substances illicites !
L’ouverture « Satz: Gewitter » est minimaliste. C’est le début et Klaus Schulze est sur les premières versions très dépouillées de ses synthétiseurs. « Some Velvet Plancy » qui suit semble sorti de la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique. Suit « Bayreuth Return », un morceau de référence et une longue démonstration arrivée à maturité. Ce morceau est plus facile à aborder. Il inspirera les futurs musiciens électros en préparant la vague New Wave et les sons électro-pop des années 80. A noter que David Bowie sur son album Low avec Brian Eno sera en avance sur son temps sur l’usage de ces nouvelles sonorités.
A partir de « Tango Saty », nous entrons dans l’air moderne de Klaus Schulz : boite à rythme, voix (avec la chanteuse Lisa Gerrard), et même le retour de certains instruments ! « On the Edge » est presque dansant, « Flexible » aurait pu servir à la bande son d’un thriller d’Henri Verneuil. « Brave Old Sequence » a des échos jazzy ». « Mother Sadness » fait penser à une chaumière perdue sous la neige en jour où en canard s’est pendu comme le chantait Brel.
« Blowin ‘the blues away » vous entêtera en reprenant pendant 20 ‘ des variations sur le même thème musical sous toutes ses coutures… « Careful with the AKS » est la preuve que Karl Schulze a des accointances avec les Extra-Terrestres alors que « Licht und Schatten » semble avoir un caractère plus liturgique. « Infinty Pt# 3 ‘termine la playlist en nous renvoyant dans un espace intersidéral.
Klaus Schulze est un personnage marquant de l’univers pop-rock des années 70. Ce n’était pas le plus présent sur les platines mais, à l’heure de la démocratisation des chaines HiFi dans les chambres et les salons, il n’ était pas rare de voir traîner un de ses albums dans le coin d’une pièce car un album de Klaus Schulze méritait toujours de passer sous les meilleurs diamants et de résonner dans les meilleures enceintes
#1Lp1Track

Chaque semaine retrouvez ma playlist #1Lp1Track pourdécouvrir ou redécouvrir des groupes ou des artistes français et étrangers. Ce ne sont pas de classiques « Best of » mais une revue complète de la production artistique en sélectionnant pour chaque album (=1Lp), un titre (=1Track). Cela vous permet de revoir le parcours créatif et l’évolution musicale de ces différents artistes. Si vous voulez suivre les nouveaux artistes disponibles –> C’est ici !



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