La famille du Heavy Metal est composée des chefs de famille comme Iron Maiden ou Judas Priest mais aussi de petits cousins moins connus comme Tygers of Pan Tang. Drôle de trajectoire, pour nos tigres, qui part d’un Heavy Metal le plus orthodoxe avec des riffs serrés, un speed de chez Speed et un univers provocateur puis qui passe assez bizarrement par une période Hard Fm presque sirupeuse avant que les membre du groupe se retrouvent lors d’un concert salvateur à Waken pour ouvrir une troisième phase, toujours en cours, où le retour au Heavy Metal est plus mature et mieux produit selon les standards du XXIeme.
Reprenons ces trois étapes. La playlist 1Lp1Track ouvre sur un des titres cultes du groupe « Euthanasia », une apologie de la fin de vie volontaire sans qu’on sache vraiment qui en est la cible, suivie de deux autres classiques « Hellbound » et « Love don’t Say ». Puis gros coup de frein sur le quatrième album avec « Paris by Air » et « Love Potion N. 9 ». « The Final Answer » ferme cette période avec une compilation des compositions avant leur premier album avec un son presque Punk.
« Waiting » ouvre la période Hard FM. Les tigres se sont transformés en gros minets. La référence n’est plus Judas Priest mais plutôt Journey ou Europe. « Hideaway » avec ses claviers ou la ballade sentimentale « The Memory Fades » enfoncent le clou. Moi j’aime bien mais j’imagine la perplexité des fans du début qui voient leur bière transformée en Perrier citron…
Heureusement, comme dit plus haut, le concert de reformation du groupe à Wacken, dont est tiré « Wild Cats » sonne la renaissance des Tygers Of Pan Tang. Et à partir de l’album « Ambush » qui ouvre sur « Keeping Me Alive » tout change. Les riffs sont de nouveaux tissés serrés, les Marshall tremblent et le tempo est lourd et infaillible. Depuis ça déroule : « Only The Brave », « Rescue Me », « Worlds Apart » et surtout le petit dernier « Fire on the Hotizon » confirment que nos tigres ont retrouvé leur couleur fauve et peuvent rivaliser avec tous les groupes speed de la terre.
Je n’ai pas trop parlé des membres du groupe tant le turn-over du personnel a été important. A croire que Tygers of Pan Tang est une franchise. Cela peut expliquer d’ailleurs la notoriété relative du groupe. Je mentionne quand même Robb Weir à la guitare qui est le seul à faire partie du groupe depuis sa création, Brian Dick (batterie) et Richard Laws (basse) qui ont formé la section rythmique de la première époque et enfin le passage éclair de John Sykes à la guitare qui rejoindra le plus populaire Thin Lizzy A croire que la vocation de Tygers of Pan Tang est de servir de tremplin.
Quoiqu’il en soit, Tygers of Pan Tang est un groupe à découvrir par ceux qui aime le gros son.
#1Lp1Track

Chaque semaine retrouvez ma playlist #1Lp1Track pourdécouvrir ou redécouvrir des groupes ou des artistes français et étrangers. Ce ne sont pas de classiques « Best of » mais une revue complète de la production artistique en sélectionnant pour chaque album (=1Lp), un titre (=1Track). Cela vous permet de revoir le parcours créatif et l’évolution musicale de ces différents artistes. Si vous voulez suivre les nouveaux artistes disponibles –> C’est ici !


